Le contexte – Les enjeux



En 2004, le Ministère de l’Industrie décide d’ouvrir la voie de l’éolien offshore. Un appel d’offre est lancé, visant l’implantation de 500 MW en mer répartis sur plusieurs projets limités à 150 MW chacun. Sur une dizaine de dossiers déposés, seul le projet d’Enertrag France fut retenu fin 2005. Il nous incombe dorénavant la tâche de réaliser, avec l’exemplarité qu’il se doit, le premier parc éolien offshore français.



Un exemple pour le futur défi technologique

La réalisation du 1er parc éolien offshore français est aussi une nouveauté administrative puisqu’aucun processus d’instruction n’existait pour ce genre de projet. Enertrag travaille en collaboration étroite avec tous les services de l’État pour tenter d’apporter des réponses simples et pratiques aux difficultés rencontrées. Ainsi nous contribuons à l’élaboration des nouvelles règles qui s’appliqueront à l’avenir pour tous les parcs offshore.

Le groupe Enertrag, qui a déjà travaillé avec succès sur plusieurs projets offshore en Allemagne et en Angleterre, est en passe d’acquérir une expertise unique au monde en matière d’éolien offshore. La voie choisie par Enertrag est depuis toujours celle de l’innovation et des défis. Nous serons bientôt les bâtisseurs des premiers parcs offshore Français et Allemand ouvrant ainsi la voie de l’éolien en mer, énergie du futur.





Un défi technologique

Du fait de l’augmentation de taille et de puissance des éoliennes, le développement éolien à terre possède des limites : limites d’espace et d’interface avec les riverains. Le développement en mer en revanche permet d’installer des éoliennes de plus grande taille et surtout en plus grande quantité. Cela fait maintenant 15 ans que des développements techniques spécifiques au milieu offshore ont lieu. En 2006, on parle d’éoliennes de 5 MW de puissance nominale avec des diamètres de pales atteignant les 120 m, exclusivement conçues pour un usage maritime.





les fondations Les fondations

Le grand défi de demain est de trouver des zones d’implantation dans des eaux plus profondes et d’y installer des fermes éoliennes de taille importante. Les fondations actuelles (monopieu ou embase gravitaire) permettent en général des implantations à des profondeurs de l’ordre de 15 m.

Les structures multipodes permettront certainement de dépasser ce stade avant de passer un jour, qui sait, à des plateformes flottantes comme on le fait déjà dans l’industrie pétrolière. Notre parc « Côte d’Albâtre » sera unique à plus d’un titre car en plus d’être équipé des machines industrielles les plus puissantes au monde, il sera aussi doté de fondations nouvelles, symbole d’avenir pour l’éolien offshore.





Un intérêt scientifique

Nous avons pu réaliser un bilan exhaustif de l’état initial du site. Il s’agit d’une caractérisation granulométrique, écologique, benthique, halieutique, mammalogique et avifaunistique. Ce bilan initial va permettre, au cours de la vie du parc, de suivre l’évolution des différents compartiments biologiques resencés et d’observer les impacts du parc éolien.

L’Angleterre, les Pays-Bas ou l’Allemagne possèdent une avance considérable en la matière sur la France. Ce projet représente donc l’opportunité pour le pays de se doter d’une expertise lui ouvrant les portes des discussions internationales sur le sujet.

Les études de sol (géophysique, géotechnique) in situ apportent quant à elles des informations indispensables au développement technique des machines. Les résultats préliminaires ont déjà permis d’élaborer des modèles qui suscitent l’intérêt de différents laboratoires de recherche universitaires.

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