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Les contraintes de la prospection offshore
La détermination d’un site « idéal » pour l’implantation d’un projet éolien en mer consiste tout d’abord en un examen approfondi du littoral français. Les contraintes sont multiples, souvent antagonistes. La clef de la réussite d’un projet se trouve dans la recherche de l’équilibre sur une zone de moindre impact. Les différentes composantes à analyser sont les suivantes :
Le potentiel éolien de la zone
La bathymétrie : les capacités techniques actuelles ne permettent pas une implantation au-delà de 30/35mètres
Le trafic maritime
La nature géologique du sol et son homogénéité
Les servitudes : civiles, militaires, radars…
Les capacités d’accueil du réseau électrique
La sensibilité écologique du milieu
Les usages de la mer : Pêche, conchyliculture, extraction de granulats, plaisance, etc…
Les riverains
Les infrastructures portuaires à proximité
Le littoral Haut-Normand
Cette partie de la Manche offre des particularités accueillantes pour l’implantation d’un parc éolien en mer. Le potentiel éolien y est soutenu et puissant. On trouve des bathymétries allant de 20 à 30 mètres pour des distances de 5 à 10 km de la côte. Cela permet d’implanter des parcs à des distances intéressantes sans « boucher » l’horizon des riverains. Les sols sont assez homogènes.
Le sol et le sous-sol
La détermination précise de la nature géologique des fonds marins du site de la Côte d’Albâtre a nécessité plusieurs types d’investigations assez poussées.
Dans un premier temps, une enquête géophysique a été menée sur place en décembre 2005. Il s’agit de balayer la zone avec un sonar tout en procédant à des relevés bathymétriques et de marées. On parvient ainsi à une caractérisation superficielle (une dizaine de mètres de profondeur) de la totalité du site.
Ces études ont révélé un substratum assez meuble de craie altérée sur plusieurs mètres et recouvert d’un cailloutis à base de silex assez grossiers. La bathymétrie relevée atteint 24 à 28 mètres sur la zone d’implantation choisie. Le marnage maximal y est de 9 mètres.
Cette analyse a été complétée en juin 2006 par une campagne d’investigation géotechnique. Cette fois il s’agit de complément plus précis à l’endroit même de l’implantation des machines. Des carottages sont effectués sur plusieurs dizaines de mètres (entre 40 et 60 mètres de profondeur). Ces échantillons sont ensuite étudiés en laboratoire pour évaluer les caractéristiques mécaniques du sol, sa résistance, et ainsi optimiser le calcul des fondations des machines.
Cette campagne a révélé qu’à cette distance de la côte on retrouve exactement la même formation géologique que celle visible sur les falaises de la côte avec une succession de bancs de silex plus ou moins homogène insérés dans une matrice crayeuse.
L’étude d’impact environnemental
L’étude d’impact environnemental est un préalable incontournable et riche d’enseignement sur la flore et la faune existante sur et autour de la zone retenue.
Tous les compartiments environnementaux et humains sont analysés. Ainsi, un bilan exhaustif de l’état initial de la zone à été dressé depuis la nature sédimentaire du site, en passant par l’hydrographie, la faune et flore benthique, l’avifaune, les mammifères marins, ou encore les activités humaines telles que la pêche.
L’objet de l’étude est d’identifier et de quantifier la nature des impacts dus à la présence du futur parc éolien pendant les phases de construction, d’exploitation et finalement de démantèlement.
Par la suite, différents suivis environnementaux (avifaune, halieutique, mammalogique, etc…) seront mis en place pour contrôler l’évolution de tous ces éléments.
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